Transhumanisme : le dépassement de l’être humain selon Google


Le transhumanisme désigne un courant de pensée selon lequel les sciences doivent être mises au service de l’amélioration du potentiel humain (performances physiques et mentales). Dans cette optique, Google a lancé de nombreuses recherches.


Un être humain nouvelle génération

La société Calico (California Life Company) fondée par Google et spécialisée en recherche et développement dans le domaine de la biologie, a poussé la réflexion autour du transhumanisme jusqu’à envisager de télécharger la conscience d’une personne dans un ordinateur. Calico souhaite également utiliser des calculateurs quantiques, afin de travailler sur les propriétés de la matière.


De manière plus générale, la société Calico a pour ambition de s’attaquer à des problématiques de santé, et si pour le moment, toutes ces pistes n’en sont encore qu’au stade de la recherche, Larry Page espère atteindre des résultats assez rapidement : « Ces problèmes nous affectent tous, de la diminution de notre mobilité et de notre agilité mentale qui surviennent avec l’âge, jusqu’à des maladies mortelles (…). Et même si c’est clairement un pari à long terme, nous croyons pouvoir faire de très bons progrès dans des délais raisonnables ».


Des robots humanoïdes aux capacités boostées

La firme Boston Dynamics, l’une des huit sociétés de Google dans ce domaine construit des robots humanoïdes dont les capacités physiques sont améliorées : force, vitesse, agilité, dextérité… Des recherches évidemment suivies de près par l’armée américaine, qui travaille avec Google au développement de cette technologie.


Prenez rendez-vous avec mon hologramme !

Sergeï Brin, particulièrement investi dans la branche R&D de Google, a également été l’instigateur du projet BrinBot. Ce programme a pour objectif la création d’un robot qui reproduirait les faits et gestes d’une personne en temps réel, même à l’autre bout de la planète. Au-delà du simple effet d’hologramme, cette version robotisée de soi-même permettrait de communiquer avec des interlocuteurs et participer à des réunions dans différents lieux tout en restant chez soi. Un prototype actuellement utilisé par le co-fondateur de Google a été créé, mais aucune commercialisation n’est encore prévue à ce jour.


Données génétiques

En dernier lieu, Google souhaite démocratiser l’accès aux informations sur le patrimoine génétique de chacun. C’est ainsi que l’entreprise 23andMe, fondée par la biologiste et compagne de Sergeï Brin, Anne Wojcicki, a investi 4 millions de dollars dans ce domaine de recherche. Le but étant de pouvoir déterminer l’origine ethnique d’une personne via des pourcentages d’origine par continent (ex. : 30% asiatique, 30% africain et 40% européen), et de découvrir des membres inconnus de sa famille, à partir d’un simple échantillon de salive et de 99$ de frais. Ce programme a été lancé sur le marché et il est disponible directement à l’achat sur le site de 23andMe.


Des sujets de recherche aux dimensions éthiques considérables qui touchent des domaines fondamentaux pour nos sociétés (philosophiques, scientifiques, militaires, industriels…). Google prend indéniablement une envergure colossale, plus uniquement sur le plan économique.


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